Limodore à feuilles avortées, Céphalanthère à feuilles étroites, Orchis pourpre, Ophrys bécasse, toutes ces fleurs aux formes et couleurs si différentes font partie d’une même famille : les orchidées sauvages. Une de leurs particularités est leur symbiose avec un champignon. Elles ont besoin de ce champignon, indispensable pour fournir les nutriments du sol aux graines dépourvues de réserves et permettre leur germination. C’est pour cette raison que les orchidées sont si sensibles à la pollution. Le printemps est le bon moment pour les observer. Pour partager vos photos avec la communauté naturaliste, un site www.orchisauvage.fr et une application NaturaList.

Vous avez raté sa diffusion l’année dernière lors de la nuit de la chauve-souris, organisée dans le cadre de Natura 2000. Aujourd’hui, découvrez l’intimité d’une espèce en particulier, le Grand Rinolophe, en regardant le magnifique film réalisé par Tanguy Stoecklé et le Groupe Chiroptères de Provence. Le cinéaste a mis le film, en libre accès : https://www.youtube.com/watch?v=tNpSfanm1io&t=2s
Ces petits mammifères volants souffrent d’une terrible réputation. Pourtant ce sont des êtres-vivants fascinants et au rôle écologique essentiel ! Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les chauves-souris françaises ne sont pas dangereuses ! Le coronavirus responsable du Covid-19 chez les humains n'est pas présent chez les chauves-souris en France comme les coronavirus présents chez les humains ne sont pas transmissibles aux chauves-souris. Grandes consommatrices d’insectes, les chauves-souris peuvent consommer en une nuit près de la moitié de leur poids en mouches, moustiques, etc. Un insecticide naturel des plus efficaces…

Pour démêler le vrai du faux, rendez-vous sur https://www.sfepm.org/presentation-des-chauves-souris.html  https://www.sfepm.org/…/files/inline-files/plaquettegp_0.pdf

pique prune web jctempier  taupin violace web nicolas gouix

Pour le commun des mortels, un arbre mort est bien quelque chose d'inutile, de triste ou de dangereux même. Autrefois on enseignait aux forestiers à éliminer les arbres morts ou dépérissant. Puis la science a permis de mieux comprendre le rôle écologique du bois mort dans le fonctionnement d’une forêt. Celle-ci paraît immobile et pourtant elle est le théâtre d’une intense activité biologique entre le sol et les plantes dont les arbres font partie. Le bois mort est un élément essentiel de la phase de recyclage dans les écosystèmes forestiers.

D'abord colonisé par moisissures et champignons ‒ qui se chargeront de digérer sa cellulose ‒, le bois mort est ensuite pris d'assaut par une ribambelle d'insectes xylophages. Plus en hauteur, les pics commenceront leur travail de martèlement, se nourrissant çà et là des larves, myriapodes et scolytes qui grouillent sous l'écorce. Les loges qu'ils créeront pour élever leur famille serviront plus tard aux chauves-souris arboricoles pour s'y blottir ou aux oiseaux cavernicoles pour y faire leurs nids ou y dormir. Une fois au sol, les décomposeurs finiront l'exercice commencé et ce seront larves de Rosalie des Alpes ou de Lucanes qui se mettront à l'œuvre.

L'arbre mort offre donc gîte et couvert à une foule d'êtres vivants, vitaux pour l'équilibre d'une forêt. Il n'est donc pas « une perte », mais au contraire un formidable garde-manger pour espèces forestières dont beaucoup sont menacées de disparition… C’est le cas en Sainte-Baume de l’Osmoderme ou Pique-prune et du Taupin violacé, très rares, dont les larves se développent dans les cavités d’arbres creux.

La gestion de ces arbres, fragiles et cassants, donc menaçants, fait l’objet d’une attention particulière de l’ONF et du Parc autour des sentiers de la réserve biologique de Plan d’Aups. Les arbres abattus ou élagués pour la sécurité des visiteurs sont auscultés dans leur capacité à profiter à ces espèces. C’est pourquoi vous trouvez de nombreux arbres « fantômes » ou morts laissés au sol. Mais comme le risque 0 n’existe pas en espace naturels soyez prudents et vigilants lors de vos balades dans la réserve pendant ou après un épisode de vent !

Une nouvelle espèce patrimoniale* pour la Sainte-Baume a été découverte par Cédric Roy (CEN PACA) dans le cadre des inventaires réalisés pour l’Atlas de biodiversité intercommunale de La Celle et La Roquebrussanne. Il est à noter qu’il s’agit également de la première mention de cette espèce pour le Var.
Mais de qui parle-t-on ? D’un petit escargot de 2mm de long, répondant au doux nom de Vertigo angustior, une espèce menacée et protégée par la directive Habitat-Faune-Flore (Natura 2000).
Suite à cette découverte, on peut supposer retrouver cette espèce dans les prairies humides, les bas-marais, les phragmitaies (plus communément nommées « roselières ») du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.

Naturalistes, à vos loupes !

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© Cédric Roy

* espèce protégée, menacée, rare ou ayant un intérêt scientifique ou symbolique

Sternbergia colchiciflora est une petite fleur de la famille des Narcisses ou des Amaryllis. Bien que ses feuilles caractéristiques apparaissent au début du printemps, elle ne fleurit qu’à l’automne… et pas chaque année.

Cette plante méditerranéenne a été découverte en France en 1933 par l’illustre botaniste Josias Braun-Blanquet. Mais, peut-être à cause de sa grande discrétion, elle n’était encore connue récemment que par trois petites populations de quelques dizaines de pieds chacune dans une seule commune de l’Hérault.

En 2013, M. Bernard REBAUDO découvre une station sur le territoire du Parc à Plan d’Aups Sainte-Baume. Suite à cette découverte, Jean-Paul DAUPHIN et Henri MICHAUD du Conservatoire botanique méditerranéen découvrent une deuxième station de cette plante rare à plus de deux kilomètres et, en 2017, Jean-Claude TEMPIER du CEN PACA offre la première mention des Bouches-du-Rhône de cette espèce et la troisième population du Parc à Gémenos. Juste à temps pour le remarquable « Atlas de la flore remarquable des Bouches-du-Rhône ».

 

sternbergia colchiciflora plandaups TDarmuzey PNR Sainte Baume

© T. Darmuzey - PNR Sainte-Baume 

Seul mammifère au vol actif, hibernation, écholocation, …

La vingtaine de participants a pu découvrir les particularités de ces mammifères si étonnants et remarquables. Cette soirée animée par Laure VUINEE, animatrice Natura 2000 (cf. http://sainte-baume.n2000.fr/accueil), fut l’occasion de répondre à de nombreuses questions.

Nuitchauve souris Roquevaire 14062019

© P. Arfaux - PNR Sainte-Baume 

Les belles images parlant souvent mieux que les beaux discours, la soirée s’est terminée par la projection d’un film très esthétique, réalisé par Tanguy STOECKLE (Groupe Chiroptères de Provence) : « Une vie de Grand rhinolophe ». Ce film tourné en Camargue présente, à travers le suivi de deux espèces rares de chauves-souris, les menaces qui pèsent sur leur population, dont l’impact du trafic routier.

Les chauves-souris rares et fragiles nous réservent encore bien des mystères, notamment sur la Sainte-Baume !

K5 Petit Rhinolophe J C tempier CEN PACA web

© J-C Tempier - CEN PACA