Suite à un appel à initiatives de l’Agence de l’eau, le Parc de la Sainte-Baume a été retenu pour expérimenter un nouveau dispositif de PSE qui devrait permettre dès 2021 de rémunérer les agriculteurs pour leur contribution à la préservation de la qualité des ressources en eau et de la biodiversité.
Ces nouveaux PSE, expérimentés sur l’ensemble du territoire national, sont innovants dans leurs principes :
- ils sont mis en œuvre dans le cadre d’un projet de territoire, co-construit en concertation avec les agriculteurs et les partenaires, pour répondre de manière adaptée aux enjeux agroécologiques locaux
- ils ont pour objectif principal le développement d’activités agricoles favorables à la préservation de la qualité de la ressource en eau et de la biodiversité des milieux associés
- ils intègrent une approche globale du système et de l’ensemble des ateliers de production, avec une rémunération sur la totalité de la Surface Agricole Utilisée (SAU) de l’exploitation
- ils reposent sur une évaluation initiale et un suivi pluriannuel de la « performance environnementale » de l’exploitation agricole, basée sur le calcul d’indicateurs de résultats relativement « simples »
- ils permettent de rémunérer à la fois des projets d’amélioration des pratiques et de mise en place de nouvelles infrastructures agroécologiques (IAE) (haies, arbres, mares…), mais aussi le maintien des pratiques et des IAE déjà existantes sur l’exploitation
- les dossiers de demandes d’aides PSE doivent être instruits et mis en paiement par la collectivité territoriale porteuse du projet pilote, c’est-à-dire le Parc
- ils bénéficient d’un financement public assuré à 100 % par l’Agence de l’eau pendant 5 ans (2021-2026)
Cette première phase de l’expérimentation consiste à construire le cadre de rémunération (indicateurs de résultat, modalités de contrôle, procédures de paiement…) et à mobiliser les agriculteurs volontaires pour s’engager dans la démarche sur la base d’un contrat de 5 ans (2021-2026).
Le dispositif est ouvert à toutes les exploitations en cultures végétales (ou polyculture-élevage), à l’exception de celles qui sont engagées sur des MAEC ou des aides à la conversion ou au maintien à l’agriculture biologique.
Par le biais de 7 indicateurs répartis dans 2 volets et que vous retrouverez ci-dessous, les pratiques suivantes seront notamment encouragées : implantation et entretien de haies, bandes enherbées, mares…, diversification des milieux présents sur l’exploitation, augmentation de la couverture des sols (enherbement des vignes notamment), baisse de l’usage des herbicides, utilisation raisonnée des apports minéraux azotés, maîtrise des volumes d’eau utilisés pour l’irrigation.
Attention, ces indicateurs sont en cours de validation par l’Agence de l’eau et sont susceptibles d’évoluer.
Les aides octroyées dans le cadre de ces PSE sont des aides surfaciques liées à l’obtention de résultats environnementaux, qui dépendent à la fois des pratiques agricoles existantes et à venir et de la gestion actuelle et future des structures paysagères sur l’exploitation. Selon la situation initiale et les projections de l’exploitation vis-à-vis de chaque indicateur par un système de notation de 0 à 10, une rémunération sera calculée pour chaque année et pour les 5 ans d’engagement.
Cette rémunération est proportionnée à l’importance des services rendus, sur la totalité de la surface de l’exploitation agricole. Le montant d’aide calculé à partir de la note moyenne pour chaque domaine (en €/ha) est ensuite multiplié par la surface totale de l’exploitation pour définir le montant annuel du paiement.
Rémunération en €/ha | Gestion des structures paysagères | Gestion des systèmes de production agricole |
Création – Transition | 676 | 260 |
Entretien – Maintien | 66 | 146 |
L’écart de rémunération entre les régimes de création et de maintien illustre cette volonté du dispositif d’accompagner le changement de pratiques. Toutefois, la rémunération pour chaque domaine est guidée par des valeurs plafonds : 450 €/ha/an pour les structures paysagères et 600 €/ha/an pour les pratiques agricoles.
Si vous êtes intéressé.e, vous pouvez nous contacter pour :
- étudier ensemble vos possibilités d’engagement dans le dispositif et vous apporter les précisions nécessaires
- programmer un diagnostic (si votre exploitation est éligible) afin d’évaluer sa situation initiale (année 0) et les évolutions que vous envisagez sur 5 ans
- évaluer la rémunération possible pour chaque année et le paiement total sur la durée du contrat
Ces diagnostics débuteront en janvier 2021 et se poursuivront jusqu’en mars, tous les dossiers devant être instruits avant fin mai 2021. Si notre projet est retenu par l’Agence de l’Eau, nous pourrons alors engager les contractualisations pour 5 ans (2021-2026).


Si vous souhaitez des informations et/ou si vous voulez vous engager dans la démarche, vous pouvez dès maintenant contacter notre chargé de mission Agriculture.
Merci de compléter ce formulaire, nous vous recontacterons afin de vous apporter des renseignements complémentaires . Si vous êtes éligible au dispositif, nous pourrons évaluer avec vous où se situe l’exploitation et la rémunération potentielle.