Espace éducation

© Émilie VANVOLSEM

L’Éducation à l’environnement et au territoire du Parc naturel régional de la Sainte-Baume

Développer l’éducation à l’environnement et au territoire est une des missions fondamentales des Parcs naturels régionaux. Ainsi, depuis sa création, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume s’est associé à de nombreux acteurs locaux institutionnels et associatifs dans l’objectif de partager un enthousiasme commun : celui de mieux connaitre ce territoire, ses acteurs et ses habitants qui le valorisent et le protègent jour après jour. Cet espace éducation est dédié à tous les animateurs, éducateurs et accompagnateurs de groupes, aux professeurs et enseignants et à tous les amoureux de pédagogie animés par la volonté et l’envie de découvrir et de faire découvrir les patrimoines naturels, culturels et paysagers du Parc naturel régional de la Sainte-Baume. Il a pour vocation de créer du lien entre les professionnels de l’éducation et de présenter les partenaires appartenant au réseau des Éducateurs au territoire de la Sainte-Baume. Enfin, vous y trouverez les offres éducatives du Parc pour les différents niveaux scolaires ainsi que de nombreuses ressources, outils et supports pédagogiques mis à votre disposition.

SOMMAIRE DE L’ESPACE ÉDUCATION

1. Les dispositifs éducatifs du Parc

2. Le réseau des éducateurs au territoire de la Sainte-Baume

3. Ressources & outils scolaires

4. Modules & malles pédagogiques

5. Jeux éducatifs & d’apprentissage

6. Les lettres d’information éducatives

7. L’éléphant de pierre, la mascotte éducative

8. Les documents stratégiques et les ouvrages du Parc


1. Les dispositifs éducatifs du Parc

 

La mission éducative du Parc se donne pour ambition première de fournir à un large public les clés de compréhension des grands enjeux du territoire, tout en portant l’attention sur la valeur et la fragilité des patrimoines qui en font la spécificité et l’originalité. Par cette entremise, le Parc souhaite donner à chacun des éléments concrets pour agir à l’échelle locale et développer une prise de conscience de sa responsabilité vis-à-vis de la préservation de ce capital inestimable que nous espérons léguer aux générations futures. Si les établissements scolaires introduisent de nombreux apprentissages, le territoire dans lequel ces apprentissages s’inscrivent doit être perçu comme le support préférentiel de leur perfectionnement, de leur illustration et de leur mise en œuvre dans le cadre de projets communs avec les partenaires locaux. Les projets ici proposés tendent à répondre à cet objectif. Ils s’inscrivent dans les 8 axes éducatifs prioritaires définis par la stratégie éducative du Parc et sont en lien avec les programmes d’enseignement et apprentissages de l’Éducation Nationale.

Découvrez les projets proposés par le Parc les années précédentes

À l’école du Parc

Pour l’année scolaire 2023-2024, la période des candidatures est close.
Nous vous invitons à candidater à partir de juin 2024 pour l’année scolaire 2024-2025

Les 7 projets scolaires « à l’école du Parc » pour cycle 2 & cycle 3

 

 

 

 

 

Atlas de biodiversité communale de Pourrières & de Trets

Les communes de Pourrières et de Trets se sont récemment engagées dans une démarche d’Atlas de biodiversité communale (ABC) portée par l’Office Français pour la Biodiversité. Cette démarche a pour objet d’apporter aux municipalités une connaissance fine et cartographiée des milieux naturels et des espèces animales et végétales d’une commune pour en orienter les politiques publiques.

Le Parc naturel régional de la Sainte-Baume accompagne cette démarche sur certaines de ses communes adhérentes en coordonnant des inventaires de la faune et de la flore et en initiant des démarches d’implication et de sensibilisation citoyenne à destination des habitants. Ces démarches d’implication concernent non seulement le grand public mais également le public scolaire.

Ainsi, dans le cadre de l’ABC de Pourrières et de l’ABC de Trets, le Parc propose aux écoles de la commune de participer à ces inventaires de biodiversité, sous l’encadrement de l’association S’PECE, agrée par l’Education Nationale.

 

Pour en savoir plus sur la démarche ABC, cliquez ici !

Aire Terrestre Educative de Pourcieux

Dans l’optique de renforcer les dispositifs ABC déployés sur le territoire et afin de faire émerger une synergie territoriale entre élèves, usagers, communauté éducative et acteurs de la gestion et de la protection de l’environnement, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume propose d’accompagner l’école de Pourcieux dans la création d’un projet d’aire terrestre éducative.

Une aire terrestre éducative est une zone terrestre de petite taille (parc urbain, friche, zone humide, forêt, rivière, etc…) qui devient le support d’un projet pédagogique de connaissance et de préservation de l’environnement pour des élèves de CM1 et de CM2.

Cette démarche écocitoyenne est basée sur la gestion participative d’une zone délimitée par une classe. En se réunissant sous la forme d’un « conseil des élèves », ces derniers réfléchissent et prennent toutes les décisions concernant leur aire terrestre éducative. C’est l’occasion pour eux de découvrir leur territoire et ses acteurs dans le cadre d’un projet d’éducation à l’environnement durant lequel ils développent les compétences liées au programme scolaire de cycle 3.

Le Parc ne dispose, pour le moment, pas de dispositif spécifique à destination des collégiens. Toutefois, si vous êtes enseignant d’un des collèges des 28 communes du territoire, vous pouvez faire la demande de prêt d’une malle pédagogique de découverte naturaliste ou de toute autre ressource pédagogique mise à disposition par le Parc. Pour plus de renseignements, contacter le chargé de mission Education à l’environnement et au territoire du Parc.

En 2022, le Parc a rejoint le plan académique de formation de l’Académie de Nice sur la thématique des forêts. Le jeudi 4 mai 2023, des enseignants du second degré ont bénéficié d’une journée de formation sur le lien entre biodiversité et gestion forestière au cœur de la forêt relique de la Sainte-Baume.

 

Livret de formation – enseignants du second degré « Un exemple de gestion écologique en forêt privée » 

 

 

 

 

 

 

Pour l’année scolaire 2023-2024, la période des candidatures est close.
Nous vous invitons à candidater à partir de juin 2024 pour l’année scolaire 2024-2025.

Les projets scolaires « Découvre ton Parc » 

 

 

 

 

 

Durant la période estivale, les écogardes du Parc de la Sainte-Baume proposent aux Accueils de Loisirs et aux campings qui le souhaitent une sensibilisation au risque incendie, qui touche chaque année les massifs forestiers du territoire.

Le jeu collaboratif « Dans le feu de l’action » est particulièrement adapté aux publics jeune et familial. Il est toujours animé par un agent du Parc ou un garde régional forestier. Si le découvrir vous intéresse et que vous souhaitez l’intervention gratuite d’un agent au sein de votre structure, n’hésitez pas à contacter le Parc pour plus de renseignements.

Matériel : le jeu se compose de 30 grandes tuiles, des cartes espèces, des cartes incendie, des pions joueurs et jetons espèces, il nécessite un espace ouvert ou fermé assez grand pour l’accueillir.

Durée : environ 1 heure, de 6 à 15 joueurs

Animateurs : 1 ou 2 Gardes régionaux forestiers saisonniers / agents permanents du Parc

Contact : ecogardes@pnr-saintebaume.fr 

© Aude Mottiaux – PNR Sainte-Baume

Dans sa volonté de conduire une politique d’éducation à l’environnement et au territoire, le Parc et les professionnels ont initié depuis sa création une dynamique de réseau d’intervenants. Ce groupe rassemble des professionnels de l’éducation (environnement, territoire, arts, culture) motivés pour un travail en coopération avec le Parc, ce dernier les associant aux actions éducatives qu’il mène sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume.

3 & 4 juin 2024
Plan d’Aups Sainte-Baume
Formation du réseau Éducation au territoire

Téléchargez le programme de la formation 

 

 

© LPO PACA

2 & 3 mai 2023
à Plan d’Aups Sainte-Baume
Formation « Les oiseaux de la Sainte-Baume »

Téléchargez le programme de la formation en cliquant ici 

 

 

 

 

 

2. Le réseau des éducateurs au territoire de la Sainte-Baume

Dans sa volonté de conduire une politique d’éducation à l’environnement et au territoire, le Parc et les professionnels ont initié depuis sa création une dynamique de réseau d’intervenants. Ce groupe rassemble des professionnels de l’éducation (environnement, territoire, arts, culture) motivés pour un travail en coopération avec le Parc, ce dernier les associant aux actions éducatives qu’il mène sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume.

En 2021, le réseau d’éducation au territoire de la Sainte-Baume a été créé. Il est constitué de partenaires spécialistes d’activités d’éducation à l’environnement (indépendants, associations, structures parapubliques…) intervenant auprès des publics jeunes (sur du temps scolaire ou extra-scolaire) et également du grand public (habitants ou visiteurs).

L’objectif du Parc naturel régional de la Sainte-Baume à travers cette mise en réseau des professionnels locaux est de faire progresser l’éducation à l’environnement et au territoire à l’échelle du territoire du Parc. Par la sensibilisation et l’éducation des publics, il fait en sorte que chacun, habitant ou visiteur, se sente responsable, solidaire et concerné par le devenir du territoire.

Le Parc a l’ambition de permettre aux enseignants et éducateurs menant des actions d’éducation ou de sensibilisation à l’environnement, de collaborer avec des professionnels locaux, qui interviennent (animations, sorties ou visites) dans la mise en œuvre de leurs projets pédagogiques. Le Parc a également la volonté de contribuer à améliorer l’offre de prestations. Par là-même le réseau est un moyen pour le Parc de soutenir le développement des activités des professionnels sur son territoire dans une démarche collective.

Le tableau proposé ci-dessous s’attache à présenter les grands enjeux du territoire et à mettre en lumière les liens qui existent entre ces enjeux identifiés et les programmes scolaires portés par l’Education nationale. Il est en ce sens facilitant pour les enseignants et les intervenants, afin de créer du lien entre la charte du Parc et les programmes scolaires pour la mise en place de projets scolaires en lien avec le territoire.

Il s’appuie principalement sur les mesures développées dans le cadre du projet de territoire mais également des orientations et recommandations de tous les chargés de mission thématiques de l’équipe du syndicat mixte d’aménagement et de gestion du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.

La colonne 1 correspond aux différentes mesures expliquées et développées dans la charte, dont l’ordre a été réorganisé selon les grandes thématiques « biodiversité et ressources naturelles », « approche historique et patrimoine culturel », « activités humaines respectueuses de l’homme et du territoire » et « approche transversale paysage, urbanisme aménagement et risque ».

La colonne 2 traduit de manière concrète les mesures de la charte en enjeux territoriaux. Elle propose également les problématiques et les questionnements importants à poser pour faciliter une meilleure approche et une meilleure compréhension de ces enjeux avec un public.

La colonne 3 illustre les liens qu’il est possible de tisser entre les programmes de l’éducation nationale et les grands enjeux du territoire. On peut donc d’un simple regard savoir sous quel angle et avec quel niveau scolaire aborder telle ou telle thématique en fonction de la discipline concernée.

Tableau des liens entre les grands enjeux du territoire et les programmes scolaires 

3. Ressources & outils scolaires

Le Parc naturel régional de la Sainte-Baume dispose de ressources et d’outils pédagogiques spécialisés en matière d’éducation à l’environnement et au territoire, mis à disposition des enseignants, du réseau des intervenants éducatifs et des animateurs pour les accompagner dans leurs projets. Ces outils sont disponibles gratuitement en prêt sur réservation préalable et à venir chercher aux bureaux du Parc à Plan d’Aups Sainte-Baume. Pour en bénéficier, il vous suffit d’en faire la demande auprès du référent éducation du Par cet de remplir la convention de prêt pour les malles et kits pédagogiques.

Ces outils ont pour vocation de faciliter une appropriation des grands enjeux du territoire, de l’environnement proche et des patrimoines locaux, grâce à une démarche permettant l’acquisition de savoirs, l’expérimentation de savoir-faire et le développement de savoir-être.

À destination de tous les enseignants des écoles et établissements scolaires du territoire mais également des partenaires éducatifs, les huit fiches « connaissance du territoire » font écho aux huit axes éducatifs prioritaires du Parc définis dans sa stratégie éducative. Elles apportent des éléments concrets et de terrain pour la création de projets pédagogiques sur ces huit thématiques, proposant des problématiques, des chiffres clés et des objectifs éducatifs, synthétisant la charte du Parc sur ces sujets, proposant des sites propices aux sorties terrain avec les élèves, et référençant des partenaires éducatifs du Parc pour l’encadrement de projets.

 

Fiche connaissance n°1
BIODIVERSITÉ TERRESTRE & AQUATIQUE
Fiche connaissance n°2
FORÊTS & SYLVICULTURE
Fiche connaissance n°3
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE & CHANGEMENT CLIMATIQUE
Fiche connaissance n°4
GÉOLOGIE, KARST & MONDE SOUTERRAIN
Fiche connaissance n°5
L’EAU : UNE RESSOURCE, DES MILIEUX
Fiche connaissance n°6
LES PAYSAGES DE LA SAINTE-BAUME
Fiche connaissance n°7
TRANSITION AGRICOLE & ALIMENTATION
Fiche connaissance n°8
PATRIMOINE CULTUREL & ARCHITECTURAL

 

Dans le cadre des projets pédagogiques « à l’école du Parc », ce fascicule scolaire a été créé pour proposer aux enseignants de cycle 3 une séance en classe sous la forme de 5 ateliers interactifs. Les élèves passent d’un atelier à l’autre et sont amenés à manipuler, réfléchir, observer, et comprendre les différents groupes d’êtres vivants qui composent l’embranchement des arthropodes. Ce livret aborde des notions relatives à l’anatomie des insectes, à leurs cycles de vie, à la classification des différents groupes : insecte – arachnide – crustacé – myriapodes, en les incitant à repérer leurs principaux critères d’identification.

Pour mener à bien ces ateliers, en plus du livret, vous devez avoir le matériel suivant. Vous pouvez faire une demande auprès du Parc pour le prêt gratuit de ce matériel pédagogique :

  • Les « mots » des composantes de l’anatomie d’un insecte
  • Les figurines du cycle de vie de 8 espèces différentes (4 stades par cycle de vie)
  • Trois loupes binoculaires ou trois loupes à fort pouvoir grossissant
  • Quatre papillons à identifier (collections sous verre ou en boite loupe)
  • Le jeu de cartes « classification du vivant »
  • Une lame de microscope « aile de papillon »
  • Une lame de microscope « collembole »
  • Une lame de microscope « cloporte »
  • Une lame de microscope « pseudoscorpion »
  • Une lame de microscope « lithobie »
  • Le livre « Le monde invisible des animaux microscopiques »

Objectif pédagogique : expérimenter par un jeu de rôle le processus de concertation inhérent à la gestion d’un milieu naturel

Sur le site phare du Parc naturel régional de la Sainte-Baume, à la croisée d’enjeux écologiques, touristiques, agricoles et pastoraux, les élèves seront invités à incarner des acteurs du territoire et à trouver un consensus acceptable par tous en lien avec des problématiques de fréquentation et de conflit d’usage en milieu naturel. Ce jeu de rôle permettra aux élèves d’appréhender la complexité des relations entre gestionnaires de milieux, en défendant chacun les intérêts parfois divergents des acteurs qu’ils vont représenter, tout en essayant de trouver une solution par le processus de concertation. Propice aux débats et aux échanges, ce jeu de rôle est organisé par l’animateur du site Natura 2000 « massif de la Sainte-Baume ». Répartis en cinq groupes et devant exposer leurs compétences et obligations tout en défendant leurs intérêts, ils incarneront lors de ce jeu de rôle la commune, l’Office national des forêts, l’agriculteur, l’éleveur et le Parc.

Niveaux : collège et lycée
Durée : une ½ journée à Plan d’Aups Sainte-Baume  

Contact : Gaëtan AYACHE, chargé de mission Natura 2000
gaetan.ayache@pnr-saintebaume.fr

© Émilie VANVOLSEM

Avec un groupe, qu’il soit scolaire ou grand public, aborder la classification du vivant n’est jamais simple au-delà du règne, longtemps considéré comme le plus haut niveau de classification. Pour un jeune public, il est assez intuitif de classer telle ou telle espèce comme un animal, un végétal ou un champignon, même si la nature peut déjà nous jouer quelques tours à ce stade. Pour aller plus loin, les choses se compliquent : embranchement, classe, ordre, famille, genre… Les essais de classification que nous pouvons tenter avec des groupes reposent avant tout sur des critères morphologiques : regrouper les espèces présentant des caractères communs, des ressemblances… Même si cette méthode connait des nombreuses limites dévoilées par la génétique, elle a le mérite d’aiguiser le sens de l’observation, la curiosité et l’intérêt du public.  Prenons l’exemple de la Rosalie des Alpes, un longicorne emblématique de la hêtraie de la Sainte-Baume pour aborder ensemble la classification des espèces.

 

Quelques Cerambycidae que l’on observe en Sainte-Baume

La famille des Cerambycidae, que l’on surnomme parfois Capricorne ou Longicorne, regroupe des insectes de l’ordre des coléoptères, comprenant environ 34 000 espèces et 5 000 genres. En Europe, de nombreux Cerambycidae sont menacés par la raréfaction du bois mort en milieu forestier. Ils doivent leur nom à leurs longues antennes (ou cornes) dont la taille peut parfois dépasser celle de leur corps.

 

La Rosalie des Alpes

La Rosalie des Alpes est un véritable bijou vivant et menacé de la forêt domaniale de la Sainte-Baume. Avec de la chance, vous aurez l’occasion de l’admirer à partir de début juillet dans la hêtraie de la Sainte-Baume. Ce grand coléoptère est reconnaissable entre mille par sa taille imposante et sa livrée bleutée, tachée de noir. Elle dépend des hêtres vieux ou morts dans lesquels elle pond ses œufs, les larves mettront ensuite plusieurs années à se développer. Strictement protégée, sa capture est interdite en France ainsi que dans de nombreux pays d’Europe.

Rosalia alpina © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le Morime rugueux

Autre grand capricorne de la forêt de la Sainte-Baume, le Morine rugueux s’observe sur le sol forestier ou à la base des troncs. Comme pour la Rosalie, la présence de bois mort dans la forêt lui est vitale.  En effet, sa larve est saproxylique, cela veut dire quelle consomme du bois mort durant cette étape de sa vie. Pour permettre à de nombreuses espèces forestières de pouvoir accomplir leur cycle de vie, le bois mort n’est pas évacué de la forêt. Au contraire, il est laissé sur place et permet à de nombreux insectes, oiseaux et champignons d’y trouver refuge, abris et nourriture.

Morimus asper © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le Sténoptère roux

Le Sténoptère roux est un longicorne que l’on observe souvent sur les ombelles d’Apiacées ou d’Astéracées. Sa larve est xylophage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit de bois mort, alors que l’adulte trouvent sa nourriture sur les fleurs. Ainsi, contrairement à la Rosalie des Alpes ou au Morime rugueux que l’on observe en forêt, vous trouverez le Sténoptère roux dans les milieux ouverts et fleuris en début d’été, de juin à début juillet.

Stenopterus rufus © Thierry Darmuzey – PNR Sainte-Baume

 

Le Lepture à deux tâches

Cet élégant longicorne n’est présent en France que dans les départements du Var et des Bouches-du-Rhône. Son écologie est similaire à celle du Sténoptère roux, la larve se développant dans le bois de chêne et l’adulte se nourrissant de pollen. Son nom lui vient des deux tâches noires qu’il arbore sur ses élytres rouges. Il est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées en Europe, dans la catégorie « Préoccupation mineure ».

 

Nustera distigma © Thierry Darmuzey – PNR Sainte-Baume

Avec un groupe, qu’il soit scolaire ou grand public, aborder la classification du vivant n’est jamais simple au-delà du règne, longtemps considéré comme le plus haut niveau de classification. Il semble assez intuitif de classer telle ou telle espèce comme un animal, un végétal ou un champignon. Les essais de classification que nous pouvons expérimenter reposent avant tout sur des critères morphologiques : regrouper les espèces présentant des caractères communs, des ressemblances et des similitudes. Même si cette méthode connait des nombreuses limites dévoilées par la génétique, elle permet chez les plus jeunes d’aiguiser le sens de l’observation et la curiosité.

Pour imprimer le jeu, téléchargez-le en cliquant ici et optez pour une impression multiple de 4 pages par feuille.

Nous proposons ici un jeu qui invite les élèves à classer différentes espèces faunistiques présentes sur le territoire du Parc naturel régional de la Sainte-Baume. Disposez l’ensemble des cartes sur une table et invitez les élèves à regrouper les espèces selon leurs ressemblances et ainsi à créer des « familles », en leur demandant de réfléchir aux critères d’identification de chacun des groupes proposés.

L’observation attentive de la nature qui nous entoure est la base pour tout explorateur naturaliste. Proposée par le Parc pour le jeune public, cette fiche d’observation de la petite faune terrestre vous permettra d’orienter l’observation des petites bêtes sur des critères importants qui permettent leur détermination, ou à minima de les classer dans les groupes suivants : vers, mollusques, insectes, arachnides, crustacés ou myriapodes.

 

NB : dans un souci d’économie de papier lors de l’impression, deux fiches d’observation sont proposées en recto-verso sur la même feuille. Après impression, il ne vous reste plus qu’à couper la feuille pour avoir deux fiches prêtes à l’emploi.

Le saviez-vous ? Le cloporte, un crustacé qui vit sur terre

Le cloporte n’est ni un insecte ni un myriapode, il appartient au groupe des crustacés, tout comme les crabes ou les crevettes. Tous les crustacés ne vivent pas dans l’eau, même si c’est le cas d’une grande majorité d’entre eux. Il existe plus de 160 espèces de cloportes en France et 3000 à travers le monde. Ils apprécient particulièrement les milieux sombres et humides comme les écorces, la litière forestière, et même nos composts. Ils possèdent sept paires de pattes locomotrices. Sa capacité à se rouler en boule permettrait à la fois de se protéger des prédateurs mais surtout de limiter ses pertes d’eau corporelles. En effet, sa cuticule ventrale, beaucoup plus fine que ses segments dorsaux, représente son plus important point de perte hydrique.

Bien que très proches morphologiquement des cloportes, les Gloméris n’appartiennent pas au groupe des crustacés mais à celui des 1000 pattes (ou myriapodes). Sur la photo ci-dessous, le Gloméris à tâches fauves – Glomeris guttata – se reconnait facilement aux tâches oranges qu’il porte sur ses plaques dorsales.

Illustrations des toponymes © ABYS – Jérémy ISPIZUA

« Quoi de plus précieux, de plus intéressant, je dirais volontiers de plus touchant que ces noms, qui reflètent peut-être la première impression que notre patrie, la terre où nous vivons et que nous aimons, avec ses formes sauvages ou gracieuses, ses saillies ou ses contours, ses aspects variés de couleur et de végétation, a faite sur les yeux et l’âme des hommes qui l’ont habitée, et qui s’y sont endormis avant nous, leurs descendants ? »

Gaston Paris, 1946, La toponymie française : buts et méthodes, questions de peuplement, les bases pré-indo-européennes, Albert Dauzat

Aucun nom de lieu n’est né du hasard. Cette carte met en lumière l’identité du territoire, son âme populaire, ses moyens d’expression, tout autant que son relief, la nature du sol, sa faune, sa flore, ses cultures et l’évolution de ses paysages… Elle permet de découvrir les vestiges immatériels que nombre de générations ont laissés derrière elles par l’entremise des noms de lieux.

La toponymie est un précieux héritage à préserver et à transmettre, pour que les jeunes générations se construisent dans la continuité culturelle et identitaire de leur territoire. Cette carte toponymique, dont l’objectif n’est pas d’être exhaustive, a été conçue pour donner des clés de compréhension du territoire par la porte d’entrée de ses lieux et de ses noms. N’hésitez pas à vous y plonger pour découvrir ses secrets…

© Émilie VANVOLSEM

Soumis à des contraintes démographiques et climatiques croissantes, les enjeux liés à l’eau et à l’atmosphère revêtent désormais une importance stratégique majeure. Ces constatations sont d’autant plus fortes dans le bassin méditerranéen que les modèles prévoient comme un « hot-spot » du dérèglement climatique. Ainsi, la ressource en eau et le risque inondation sont prioritairement enseignés à l’école en cours de Sciences, d’Histoire-Géographie ou d’Éducation Morale et Civique. Un dispositif académique de culture scientifique propose une approche innovante de ces notions pour les élèves de l’enseignement secondaire.

Ce dispositif de culture scientifique, c’est « Eaux souterraines », un projet partenarial autour du karst, du cycle de l’eau et du risque inondation porté par la DAAC de l’académie de Nice. Il met en lien les enseignants avec l’université, la Fédération Française de spéléologie, les partenaires associatifs et les spécialistes de l’étude du karst. Par son entremise, les élèves découvrent, apprennent et comprennent l’hydrogéologie à partir de données recueillies directement par des stations météorologiques et des sondes hydrologiques sur leur territoire.

Par l’installation d’une station météorologique au sein de l’école Jean de Florette de Plan d’Aups Sainte-Baume, située tête de bassin versant de l’Huveaune, le Parc de la Sainte-Baume vise à une meilleure compréhension du fonctionnement de ce cours d’eau et permet de créer de la donnée scientifique qui sert d’appui à la création de projets pédagogiques locaux. Les partenaires universitaires et associatifs fournissent leur expertise, participent au relevé des données, encadrent le travail de terrain et participent également aux formations des enseignants.

Le laboratoire Edumed fait profiter le projet de son expertise en termes de suivi, de relevé et de diffusion des données, qui sont directement accessibles gratuitement sur leur site internet.

Station météorologique © Aude Mottiaux – PNR Sainte-Baume

http://edumed.unice.fr/data-center/meteo/

4. Modules & malles pédagogiques

Apprendre en s’amusant, c’est l’objectif de ce module pédagogique de découverte et de compréhension du rôle des invertébrés du sol. Il comprend des séquences de reconnaissance des espèces au moyen de loupes binoculaires et de lames préparées, de découverte des différents stades de la vie des insectes, de l’œuf au stade adulte ou encore de classification du vivant, des annélides aux myriapodes, en passant par les mollusques, insectes, arachnides et crustacés.

Saurez-vous reconnaitre ces espèces qui peuplent les forêts de la Sainte-Baume ?

Pic noir – Lanterne du diable – Champignon lignivore – Larve de coléoptère – Rosalie des Alpes – Scarabée rhinocéros européen – Scarabée pique-prune – Lucane Cerf-volant  – Orvet fragile – Scorpion languedocien – Pseudoscorpion –  Trombidion soyeux – Scolopendre méditerranéenne – Musaraigne – Termite – Larves de cicadelle – Lombric / Ver de terre -Larve de cigale de l’Orne – Cigale du garric – Collembole Dicyrtoma – Collembole Monobella – Araignée Zoropsis spinimana – Fourmi – Géophile – Cloporte – Carabe – Opilion – Perce-oreille

 

Le module pédagogique sur la faune du sol comprend :

  • Trois loupes binoculaires
  • Des lames microscopiques préparées de divers arthropodes du sol
  • Une bâche « espèces forestières » associée à des étiquettes de reconnaissance
  • Un jeu de cartes basé sur les invertébrés recycleurs
  • Des figurines des différents stades de vie de 4 espèces (coccinelle, papillon, abeille & fourmi)
  • Des fiches quiz et de reconnaissance des espèces

Télécharger la convention de mise à disposition

Une malle de terrain pour faciliter la découverte et la reconnaissance des arthropodes de la Sainte-Baume (insectes, arachnides, crustacés et 1000 pattes).

© Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

Cette malle pédagogique conçue pour les interventions de terrain est disponible gratuitement en prêt à tous les membres du réseau éducatif, à tous les enseignants des professeurs des écoles des 28 communes du territoire ainsi qu’aux partenaires du Parc (communes, associations, médiathèques…).

Télécharger la convention de mise à disposition

L’utilisation de cette malle est l’occasion idéale de tester la Fiche d’observation de la petite faune terrestre.

Une malle de terrain pour faciliter la découverte et la reconnaissance des oiseaux de la Sainte-Baume.

Cette malle pédagogique conçue pour les interventions de terrain est disponible gratuitement en prêt à tous les membres du réseau éducatif, à tous les enseignants des professeurs des écoles des 28 communes du territoire ainsi qu’aux partenaires du Parc (communes, associations, médiathèques…).

Télécharger la convention de mise à disposition

Un Kit pédagogique pour sensibiliser à la pollution lumineuse et retrouver un ciel étoilé

© Émilie VANVOLSEM

Dans le cadre de leur engagement en faveur de la transition énergétique, le Réseau des Parcs naturels régionaux et la Région SUD ont réalisé un kit pédagogique sur la pollution lumineuse. Destiné à un large public (élus, services des collectivités, parcs et associations), cet outil a pour objectif de présenter les enjeux liés à la pollution lumineuse pour mener des activités sur le terrain.

Ce kit comprend différents outils qui permettront d’appréhender les enjeux de l’environnement nocturne. Il est notamment composé de :

  • un luxmètre,
  • une paire de jumelle,
  • une carte des étoiles,
  • un disque de comptage,
  • un amplificateur-enregistreur de sons,
  • un sky quality meter (instrument de mesure de la qualité du ciel),
  • une batbox (détecteur d’ultrason pour les chauves-souris).

Un manuel d’utilisation vient compléter ce kit pédagogique. Il fournit de larges ressources documentaires et donne des clefs de compréhension pour la préservation d’un ciel étoilé. Ces différents équipements permettent de faire des actions sur le volet éclairage et les sources potentielles de pollution lumineuse ; mais aussi sous l’angle biodiversité en repérant la faune nocturne comme les chauve-souris ; ou encore d’apprendre à reconnaître les étoiles et identifier l’heure grâce à leur position dans le ciel.

Le Parc de la Sainte-Baume possède un exemplaire de ce kit qui peut être mis à disposition des communes, intercommunalités, associations qui souhaitent développer des actions sur cette thématique pour retrouver un ciel étoilé.

Contact : Stéphanie SINGH – Chargée de mission Forêt / Transition énergétique

5. Jeux éducatifs & d’apprentissage

Découvrez, à travers ce jeu des 7 familles, une partie de l’incroyable diversité des animaux qui peuplent le Parc naturel régional de la Sainte-Baume. Depuis l’habitat extrême de sa crête jusqu’aux profondeurs de ses grottes, la vie animale y prend des formes merveilleuses et insolites. Grâce à des informations sur ces espèces, découvrez les secrets des animaux qui nous entourent.

Ouvrez l’œil ! Vous les observerez peut-être lors de votre prochaine promenade en Sainte-Baume !

Les sept familles animales représentées dans ce jeu sont :

Représentation du territoire du Parc de la Sainte-Baume, vue depuis les Bouches-du-Rhône © Juliette LOQUET

Les patrimoines bâtis sont autant de reflets des modes de vie et de la culture régionale, qu’ils soient industriels, religieux ou ruraux, ils n’ont de cesse de nous en apprendre davantage sur notre histoire et notre territoire.

Ce jeu met à l’honneur quelques patrimoines bâtis représentatifs des 30 communes du Parc de la Sainte-Baume. Plusieurs modules et entrées permettent d’en découvrir chaque aspect, de les situer dans l’histoire et de comprendre leur mode de construction :

  • Matériaux de construction
  • Typologie
  • Période de construction

Ce jeu se compose :

  • D’une bâche représentant les 30 communes du Parc
  • De 37 cartes à positionner, représentant des patrimoines bâtis identitaires
  • Les pastilles « typologie des patrimoines bâtis »
  • Un bloc encollé « réponse » du jeu
  • Une malle contenant des matériaux de construction (à venir)
  • 7 cartes postales

Contact :  Nina Tissot – Chargée de mission Architecture & Patrimoine bâti
nina.tissot@pnr-saintebaume.fr

Les sept merveilles du sacré

Les sept merveilles du sacré sont autant de patrimoines bâtis remarquables qui se répartissent en une couronne ceinturant la grotte de Sainte Marie-Madeleine. L’implantation de ces édifices majeurs, ermitage, chapelle, chartreuse et abbaye témoignent du rayonnement sacré de la Sainte-Baume. En référence aux sept merveilles du monde antique, les sept merveilles du sacré constituent un ensemble de sept patrimoines bâtis religieux remarquables datant de la période médiévale, entre le Ve et le XIIIe siècle.

L’illustrateur LoBé, amoureux de longue date de la Sainte-Baume, rend ici hommage à ces sept édifices incontournables du territoire du Parc.
  1. Basilique Sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin la Sainte-Baume – XIIIe siècle suite à la découverte des reliques par Charles II d’Anjou
  2. Abbaye de La Celle – XIe siècle
  3. Chartreuse Notre-Dame de Montrieux-le-Jeune – XIIe siècle
  4. Chapelle Notre-Dame du Beausset-Vieux – XIIe siècle
  5. Abbaye de Saint-Pons – XIIIe siècle
  6. Ermitage de Saint-Jean du Puy – Ve siècle par Saint-Cassien
  7.  Grotte Sainte Marie-Madeleine – premier prieuré datant du Ve siècle par Saint-Cassien

Les sept merveilles du sacré du Parc de la Sainte-Baume © LoBé

Jeu collaboratif de 2 à 6 équipes de 2 à 5 joueurs chacune.

Votre équipe de sauveteurs doit collaborer pour sauver les patrimoines remarquables des communes du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.

Pour cela vous incarnerez différents personnages qui devront à tour de rôle répondre à un certain nombre de questions portant sur le risque incendie et le territoire du Parc de la Sainte-Baume, afin d’éteindre les incendies qui se déclareront au cours du jeu. Pour remporter la partie, il vous faudra sauver quatre espèces animales emblématiques du Parc et éviter qu’un méga feu se propage sur le territoire. Une véritable course contre la montre pour apprendre à découvrir le Parc de manière ludique tout en s’amusant.

Le jeu « dans le feu de l’action » est particulièrement adapté aux publics des campings, des accueils de loisirs et aux écoles du territoire. Il est toujours animé par un agent du Parc ou un garde régional forestier. Si le découvrir vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le Parc pour plus de renseignements.

Matériel : le jeu se compose de 30 grandes tuiles, des cartes espèces, des cartes incendie, des pions joueurs et jetons espèces, il nécessite un espace ouvert ou fermé assez grand pour l’accueillir.

Durée : environ 1 heure, de 6 à 15 joueurs

Animateurs :  1 ou 2 Gardes régionaux forestiers saisonniers / agents permanents du Parc

Contact : ecogardes@pnr-saintebaume.fr 

Les quatre espèces emblématiques à sauver 

La Rosalie des Alpes

Avec de la chance, vous aurez l’occasion d’admirer la Rosalie des Alpes à partir de début juillet dans la hêtraie de la Sainte-Baume. Ce grand coléoptère est reconnaissable entre mille par sa taille imposante et sa livrée bleutée, tachée de noir. Elle dépend des hêtres vieux ou morts dans lesquels elle pond ses œufs, les larves mettront ensuite plusieurs années à se développer. Strictement protégée, sa capture est interdite dans de nombreux pays d’Europe.

Rosalie des Alpes © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le petit Rhinolophe

C’est le plus petit des Rhinolophes européens. Il occupe la quasi-totalité du territoire du Parc bien qu’aucun site de reproduction n’a été découvert jusqu’à aujourd’hui. Très sédentaire, il s’agit d’une espèce dont le rayon de chasse n’excède pas 2 ou 3 kilomètres. Il se nourrit principalement d’insectes et d’araignées. Ses principaux prédateurs sont le Faucon pèlerin et l’Effraie des clochers. La longévité de ce petit mammifère peut atteindre 21 ans.

Petit Rhinolophe © Ludovic Jouve

 

Le Circaète Jean-le-Blanc

Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace diurne qui passe l’hiver dans les savanes d’Afrique et qui rejoint nos contrées début mars. Il se nourrit presque exclusivement de reptiles qui constituent jusqu’à 96% de ses proies. Il s’agit principalement de serpents, y compris de serpents venimeux contre lesquels ils ne sont pas immunisés. Les grandes couleuvres sont des proies très recherchées même si le Lézard ocellé est régulièrement consommé en région méditerranéenne.

Circaète Jean-le-Blanc © Jean-Claude Tempier – CEN PACA

 

La Couleuvre d’Esculape

La Couleuvre d’Esculape est un serpent qui vit principalement au sol bien qu’il s’agisse d’une excellente grimpeuse, capable d’escalader les troncs d’arbre grâce à ses écailles ventrales spécialisées. Elle n’est pas venimeuse et est totalement inoffensive pour l’homme. Elle se nourrit principalement de petits mammifères comme les campagnols, les rats et les mulots qu’elle étouffe par constriction. Elle est strictement protégée en France.

Couleuvre d’Esculape © Jean-Claude Tempier – CEN PACA

Le genre Ophrys regroupe des orchidées sauvages terrestres dont le berceau est la zone méditerranéenne. La particularité la plus remarquable dans ce genre est la relation très étroite qui unit ces orchidées aux abeilles solitaires, dont elles imitent les formes et même les phéromones pour assurer leur pollinisation. De nombreux ophrys sont présents sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume. Grace à ce jeu, découvrez leur incroyable diversité de formes et de couleurs à travers 16 espèces, communes ou rares, s’épanouissant en Sainte-Baume.

 

Le Parc naturel régional de la Sainte-Baume est connu pour abriter une très grande diversité d’espèces de papillons. En effet, alors que près de 60% des espèces de papillons diurnes de France sont présentes dans le Var, c’est 49% des espèces qui sont présentes sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume.

Un Plan national d’action (PNA) sur les papillons diurnes a été lancé pour essayer de lutter contre la diminution des effectifs des populations, qui a été estimé à hauteur de 50% en 20 ans selon l’Agence européenne pour l’environnement. 17 espèces sont classées comme menacées dans la liste rouge UICN, dont 5 sont sur le territoire du Parc.

Grace à ce jeu, découvrez une partie de l’incroyable diversité des papillons diurnes du Parc à travers 16 espèces communes que vous pouvez facilement trouver en Sainte-Baume.

GRTgaz, les Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes- Côte d’Azur et la Région SUDB s’associent pour promouvoir la méthanisation. Le réseau des Parcs naturels régionaux avec le soutien de GRTgaz, des services de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en collaboration avec le Geres et le consortium Métha’Synergie, a conçu une maquette présentant les enjeux de la méthanisation à l’échelle d’un territoire : du gisement – qu’il soit agricole, agroalimentaire (déchets) ou géré par les collectivités (biodéchets des ménages, déchets verts) – à sa transformation en gaz vert et en engrais local, pour sensibiliser le grand public sur ces thématiques.

Cette maquette s’accompagne de 2 jeux de cartes « sur les enjeux de la méthanisation – l’un pour les « 8 – 10 ans » et l’autre pour les « 11 ans et plus » – permettant de jouer avec les éléments de la maquette. La maquette et le jeu ont vocation d’être mis à disposition gracieusement de tous les médiateurs menant des actions de sensibilisation du grand public et des scolaires.

Contact :  Stéphanie SINGH – Chargée de mission Forêt / Transition énergétique

 

6. Les lettres d’information éducatives

7. L’éléphant de pierre, la mascotte éducative du Parc de la Sainte-Baume

Roucas Traoucas signifie « le rocher percé » en Provençal. Au fil des siècles, cette roche calcaire située sur le plateau de Siou Blanc s’est érodée de manière particulière et ressemble aujourd’hui à s’y méprendre à un éléphant de pierre. Une légende raconte qu’il serait le gardien du sommeil de la sorcière Maramoye. L’éléphant sortira de sa torpeur minérale le jour où la sorcière tentera de se libérer du gouffre qui porte son nom, l’abîme de la Maramoye, pour la renvoyer dans les profondeurs de la terre. C’est en référence à cette curiosité locale et pour souligner l’importance des patrimoines géologiques du territoire que l’éléphant de pierre a été choisi comme mascotte éducative du Parc de la Sainte-Baume.

© Émilie VANVOLSEM
© Émilie VANVOLSEM

Pour partir à la découverte de cette curiosité géologique située sur le plateau de Siou Blanc, rendez-vous sur l’application (téléchargeable sur Android et Apple Store) ou sur le site internet www.cheminsdesparcs.fr

La boucle « SIGNES – L’éléphant de pierre » vous propose cette randonnée de 7,4 km de difficulté moyenne et d’une durée d’environ 2h30 pour découvrir les nombreux avens et la flore du plateau.

L’éléphant de pierre © Jean-Paul Giannoni

© Émilie VANVOLSEM

Cet aven de Siou Blanc, qui porte le nom d’Abîme de la Maramoye ou Abîme de Maramouyé, tire son nom d’une légende populaire. Traversant les Alpes avec son armée à dos d’éléphants, Hannibal rencontra la sorcière Maramoye qui lui interdit le passage. Pour s’attirer ses bonnes grâce et permettre le passage de son armée, le célèbre guerrier et lui offrit un éléphant. La sorcière parcourut alors de nombreux kilomètres avec cet animal, qui, exténué s’arrêta sur le plateau de Siou-Blanc. La Maramoye, prise d’une colère terrible, changea le pauvre éléphant en pierre. Un éclair fendit alors le sol en deux et la précipita sous terre dans un gouffre d’une profondeur insondable. On dit que, le jour où la sorcière tentera de se libérer des profondeurs obscures de sa prison souterraine, l’éléphant de pierre ou Roucas Traoucas, sortira de sa torpeur pour la piétiner et la renvoyer dans l’abîme.

Émilie Vanvolsem est née en 1978 dans des contrées reculées de la Belgique où elle grandit calmement sous l’œil imperturbable de poules et de moutons wallons. A trois ans, elle rêve de mettre sur pied une réserve naturelle pour animaux en peluche et demande à ses parents, dépassés, un rat et un cochon pour compléter sa ménagerie.

Après plusieurs déménagements de la campagne à la capitale, des tribulations dans diverses écoles, elle rentre enfin dans une école d’art… C’est le coup de foudre pour le dessin ! Elle rentre ensuite tout naturellement à l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles et en ressort tout aussi gaiement pour passer son agrégation. Depuis 2001, elle exerce son art dans la presse jeunesse et a publié plusieurs albums jeunesse.

Elle vit aujourd’hui dans la Drôme, et s’est spécialisée dans l’illustration naturaliste et humoristique!

8. Les documents stratégiques et les ouvrages du Parc

Dans le cadre de nombreux projets avec l’ensemble de ses partenaires, le Parc est amené à créer, recueillir et collecter de la donnée patrimoniale ou scientifique à l’échelle du territoire. Cette connaissance du territoire est ensuite réinvestie au sein de documents cadres et stratégiques directement téléchargeables sur le site internet du Parc, ou d’ouvrages de vulgarisation destinés au public jeunesse ou au grand public. Vous trouverez ici quelques exemples de ces documents en lien avec l’Education à l’environnement et au territoire.

La stratégie éducative du Parc a pour ambition première de mettre en lumière les leviers dont le Parc dispose pour fournir à un large public les clés de compréhension des grands enjeux du territoire, tout en portant l’attention sur la valeur et la fragilité des patrimoines qui en font la spécificité et l’originalité.

Par son entremise, le Parc souhaite mettre en place de nombreux dispositifs (projets scolaire, rendez-vous grand public, animations et formations…) afin de donner à chacun des éléments concrets pour agir à l’échelle locale et développer une prise de conscience de sa responsabilité vis-à-vis de la préservation de ce capital inestimable que nous espérons léguer aux générations futures.

La stratégie éducative propose dans un premier chapitre une analyse des composantes éducatives du territoire (qui intervient, sur quelles thématiques, avec quels publics).

Terre sacrée et légendaire, écrin d’une biodiversité remarquable, à la fois méditerranéen et montagnard, le territoire du Parc naturel régional de la Sainte-Baume s’exprime par toute une palette de paysages naturels et de terroirs emblématiques de la basse Provence.

Les habitants du Var et des Bouches-du-Rhône connaissent, au moins de réputation, le célèbre massif de la Sainte-Baume qui tire son nom de la grotte sainte où Marie-Madeleine passa les 30 dernières années de sa vie. Mais, loin de se limiter à ce site d’exception et à la renommée de sa forêt domaniale, la richesse patrimoniale de la Sainte-Baume n’est connue que de quelques initiés.

Dans cet ouvrage, le Parc livre les secrets d’un territoire remarquable aux patrimoines innombrables. De l’établissement des premiers hommes à la fondation du Comté de Provence, de la biodiversité unique de sa crête aux ambiances fraîches et ressourçantes de ses forêts, de la tradition des saints de Provence aux merveilles architecturales de ses édifices sacrés, il permet la découverte de ses curiosités géologiques, ses collines secrètes et aromatiques, ses produits du terroir aux saveurs uniques.

Pour en savoir plus sur le guide ou se le procurer, cliquez ici

Les éditions Casterman ont enrichi leur collection « Tout en BD » avec une nouvelle aventure autour de la découverte du monde merveilleux des Forêts ! Ce nouvel opus est paru le 16 mars dernier, à quelques jours de la Journée Internationale des Forêts. L’auteur, Jean-Baptiste De Panafieu, et la dessinatrice, Adrienne Barman, ont sollicité le réseau des Parcs naturels régionaux de France pour leur apporter un appui technique et scientifique au contenu scénaristique. Le Parc de la Sainte-Baume s’est ainsi investi dans ce projet, aux côtés de plusieurs autres Parcs, à travers la relecture du scénario et la transmission d’éléments liés à la gestion des espaces forestiers.

Pour en savoir plus sur cette bande dessinée, cliquez ici

La mise en valeur des patrimoines est l’une des missions essentielles des Parcs naturels régionaux. L’élaboration d’un schéma d’interprétation est une démarche complexe mais essentielle à l’émergence d’une offre de découverte à la fois cohérente et globale sur le territoire du parc.

Le schéma d’interprétation contribue à la réflexion sur ce qui fonde l’identité de la montagne de la basse Provence et a pour but de communiquer la signification, le sens profond et la valeur de ces patrimoines aux habitants et aux visiteurs. C’est un outil d’aide à la décision à destination de tous les gestionnaires du territoire. Sa vocation première est de proposer les options les plus adéquates, inspirantes et originales pour l’interprétation des patrimoines du Parc, que ce soit en terme d’aménagement ou de communication interprétative. Il s’agit donc d’opérer une « traduction » des patrimoines du Parc, révéler leur sens, mettre en lumière leur importance historique et éclairer ce que le public ne peut voir ou comprendre d’un simple regard. Cette médiation s’opérera par la mise en place de médias d’interprétation, qui peuvent prendre la forme d’aménagements in situ, d’un réseau de sentiers d’interprétation ou davantage relever de la communication.

Les objectifs de ce projet sont nombreux :

  • affirmer l’identité du territoire en organisant la recherche et l’émergence d’une image de marque basée sur la singularité de son histoire et de ses patrimoines
  • concilier valorisation et préservation du territoire afin de permettre aux visiteurs d’aujourd’hui mais également aux générations futures de jouir de ses richesses
  • définir une offre touristique durable Parc naturel régional de la Sainte-Baume” qui soit basée sur la qualité de l’accueil et qui se démarque d’un tourisme de masse
  • proposer une offre de découverte sensible basée sur « l’esprit du lieu » qui s’affranchit de la standardisation touristique des sites, qui invite à découvrir « mieux » et à « prendre le temps »
  • renforcer les liens entre les sites patrimoniaux, en s’appuyant sur les sites d’appel et en valorisant les liens entre le nord et le sud du territoire
  • organiser la fréquentation du territoire et penser son accessibilité à tous les publics (famille, jeune, personne âgée ou en situation de handicap)
  • fédérer un réseau d’acteurs autour d’un projet commun qui tienne compte des réalités multiples et si diverses de notre territoire.

Le Schéma d’interprétation a été finalisé en 2021. Vous pouvez le télécharger ci-joint.

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