Espace éducation

© Émilie VANVOLSEM

L’Éducation à l’environnement et au territoire du Parc naturel régional de la Sainte-Baume

Développer l’éducation à l’environnement et au territoire est une des missions fondamentales des Parcs naturels régionaux. Ainsi, depuis sa création, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume s’est associé à de nombreux acteurs locaux institutionnels et associatifs dans l’objectif de partager un enthousiasme commun : celui de mieux connaitre ce territoire, ses acteurs et ses habitants qui le valorisent et le protègent jour après jour. Cet espace éducation est dédié à tous les animateurs, éducateurs et accompagnateurs de groupes, aux professeurs et enseignants et à tous les amoureux de pédagogie animés par la volonté et l’envie de découvrir et de faire découvrir les patrimoines naturels, culturels et paysagers du Parc naturel régional de la Sainte-Baume. Il a pour vocation de créer du lien entre les professionnels de l’éducation et de présenter les partenaires appartenant au réseau des Educateurs au territoire de la Sainte-Baume. Enfin, vous y trouverez les offres éducatives du Parc pour les différents niveaux scolaires ainsi que de nombreuses ressources, outils et supports pédagogiques mis à votre disposition.

SOMMAIRE DE L’ESPACE ÉDUCATION

1. Les dispositifs éducatifs du Parc

2. Le réseau des éducateurs au territoire de la Sainte-Baume

3. Les ressources, outils et supports pédagogiques du Parc

4. L’éléphant de pierre, la mascotte éducative du Parc de la Sainte-Baume

5. Les documents stratégiques et les ouvrages du Parc


1. Les dispositifs éducatifs du Parc

La mission éducative du Parc se donne pour ambition première de fournir à un large public les clés de compréhension des grands enjeux du territoire, tout en portant l’attention sur la valeur et la fragilité des patrimoines qui
en font la spécificité et l’originalité. Par cette entremise, le Parc souhaite donner à chacun des éléments concrets pour agir à l’échelle locale et développer une prise de conscience de sa responsabilité vis-à-vis de la préservation de ce capital inestimable que nous espérons léguer aux générations futures. Si les établissements scolaires introduisent de nombreux apprentissages, le territoire dans lequel ces apprentissages s’inscrivent doit être perçu comme le support préférentiel de leur perfectionnement, de leur illustration et de leur mise en œuvre dans le cadre de projets communs avec les partenaires locaux. Les projets ici proposés tendent à répondre à cet objectif. Ils s’inscrivent dans les 8 axes éducatifs prioritaires définis par la stratégie éducative du Parc et sont en lien avec les programmes d’enseignement et apprentissages de l’Éducation Nationale.

 

 

Pour l’année scolaire 2022-2023, le Parc propose son dispositif scolaire « A l’école du Parc » à destination des cycles 2 et 3 (du CP au CM2) de toutes les écoles des 28 communes du territoire. Vous trouverez ci-dessous la plaquette de présentation des 7 projets proposés ainsi que le formulaire de candidature. La période d’inscription court jusqu’au vendredi 16 octobre 2022.

Les 7 projets scolaires « à l’école du Parc » pour cycle 2 & cycle 3

Formulaire de candidature « à l’école du Parc » pour les écoles du Var

Formulaire de candidature « à l’école du Parc » pour les écoles des Bouches du Rhône

 

Le Parc ne dispose, pour le moment, pas de dispositif spécifique à destination des collégiens. Toutefois, si vous êtes enseignant d’un des collèges des 28 communes du territoire, vous pouvez faire la demande de prêt d’une malle pédagogique de découverte naturaliste ou de toute autre ressource pédagogique mise à disposition par le Parc. Pour plus de renseignements, contacter le chargé de mission Education à l’environnement et au territoire du Parc.

Pour l’année scolaire 2022-2023, le Parc renouvelle son dispositif lycéen « Découvre ton Parc » à destination des lycées du territoire mais également aux lycées de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur. Vous trouverez ci-dessous la plaquette de présentation des 8 thématiques proposées ainsi que le formulaire d’inscription. La période d’inscription court jusqu’au vendredi 16 octobre 2022.

Les projets scolaires « Découvre ton Parc » 

Un formulaire de candidature « Découvre ton Parc » en ligne

Dans sa volonté de conduire une politique d’éducation à l’environnement et au territoire, le Parc et les professionnels ont initié depuis sa création une dynamique de réseau d’intervenants. Ce groupe rassemble des professionnels de l’éducation (environnement, territoire, arts, culture) motivés pour un travail en coopération avec le Parc, ce dernier les associant aux actions éducatives qu’il mène sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume.

La charte du réseau d’éducation au territoire de la Sainte-Baume

2. Le réseau des éducateurs au territoire de la Sainte-Baume

Dans sa volonté de conduire une politique d’éducation à l’environnement et au territoire, le Parc et les professionnels ont initié depuis sa création une dynamique de réseau d’intervenants. Ce groupe rassemble des professionnels de l’éducation (environnement, territoire, arts, culture) motivés pour un travail en coopération avec le Parc, ce dernier les associant aux actions éducatives qu’il mène sur le territoire du Parc de la Sainte-Baume.

En 2021, le réseau d’éducation au territoire de la Sainte-Baume a été créé. Il est constitué de partenaires spécialistes d’activités d’éducation à l’environnement (indépendants, associations, structures parapubliques…) intervenant auprès des publics jeunes (sur du temps scolaire ou extra-scolaire) et également du grand public (habitants ou visiteurs).

L’objectif du Parc naturel régional de la Sainte-Baume à travers cette mise en réseau des professionnels locaux est de faire progresser l’éducation à l’environnement et au territoire à l’échelle du territoire du Parc. Par la sensibilisation et l’éducation des publics, il fait en sorte que chacun, habitant ou visiteur, se sente responsable, solidaire et concerné par le devenir du territoire.

Le Parc a l’ambition de permettre aux enseignants et éducateurs menant des actions d’éducation ou de sensibilisation à l’environnement, de collaborer avec des professionnels locaux, qui interviennent (animations, sorties ou visites) dans la mise en œuvre de leurs projets pédagogiques. Le Parc a également la volonté de contribuer à améliorer l’offre de prestations. Par là-même le réseau est un moyen pour le Parc de soutenir le développement des activités des professionnels sur son territoire dans une démarche collective.

Le tableau proposé ci-dessous s’attache à présenter les grands enjeux du territoire et à mettre en lumière les liens qui existent entre ces enjeux identifiés et les programmes scolaires portés par l’Education nationale. Il est en ce sens facilitant pour les enseignants et les intervenants, afin de créer du lien entre la charte du Parc et les programmes scolaires pour la mise en place de projets scolaires en lien avec le territoire.

Il s’appuie principalement sur les mesures développées dans le cadre du projet de territoire mais également des orientations et recommandations de tous les chargés de mission thématiques de l’équipe du syndicat mixte d’aménagement et de gestion du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.

La colonne 1 correspond aux différentes mesures expliquées et développées dans la charte, dont l’ordre a été réorganisé selon les grandes thématiques « biodiversité et ressources naturelles », « approche historique et patrimoine culturel », « activités humaines respectueuses de l’homme et du territoire » et « approche transversale paysage, urbanisme aménagement et risque ».

La colonne 2 traduit de manière concrète les mesures de la charte en enjeux territoriaux. Elle propose également les problématiques et les questionnements importants à poser pour faciliter une meilleure approche et une meilleure compréhension de ces enjeux avec un public.

La colonne 3 illustre les liens qu’il est possible de tisser entre les programmes de l’éducation nationale et les grands enjeux du territoire. On peut donc d’un simple regard savoir sous quel angle et avec quel niveau scolaire aborder telle ou telle thématique en fonction de la discipline concernée.

Tableau des liens entre les grands enjeux du territoire et les programmes scolaires 

3. Les ressources, outils et supports pédagogiques du Parc

Le Parc naturel régional de la Sainte-Baume dispose de ressources et d’outils pédagogiques spécialisés en matière d’éducation à l’environnement et au territoire, mis à disposition des enseignants, du réseau des intervenants éducatifs et des animateurs pour les accompagner dans leurs projets. Ces outils sont disponibles gratuitement en prêt sur réservation préalable et à venir chercher aux bureaux du Parc à Plan d’Aups Sainte-Baume. Pour en bénéficier, il vous suffit d’en faire la demande auprès du référent éducation du Par cet de remplir la convention de prêt pour les malles et kits pédagogiques.

Ces outils ont pour vocation de faciliter une appropriation des grands enjeux du territoire, de l’environnement proche et des patrimoines locaux, grâce à une démarche permettant l’acquisition de savoirs, l’expérimentation de savoir-faire et le développement de savoir-être.

A destination de tous les enseignants des écoles et établissements scolaires du territoire mais également des partenaires éducatifs, les huit fiches « connaissance du territoire » font écho aux huit axes éducatifs prioritaires du Parc définis dans sa stratégie éducative. Elles apportent des éléments concrets et de terrain pour la création de projets pédagogiques sur ces huit thématiques, proposant des problématiques, des chiffres clés et des objectifs éducatifs, synthétisant la charte du Parc sur ces sujets, proposant des sites propices aux sorties terrain avec les élèves, et référençant des partenaires éducatifs du Parc pour l’encadrement de projets.

© Émilie VANVOLSEM

Apprendre en s’amusant, c’est l’objectif de ce module pédagogique de découverte et de compréhension du rôle des invertébrés du sol. Il comprend des séquences de reconnaissance des espèces au moyen de loupes binoculaires et de lames préparées, de découverte des différents stades de la vie des insectes, de l’œuf au stade adulte ou encore de classification du vivant, des annélides aux myriapodes, en passant par les mollusques, insectes, arachnides et crustacées.

Le module pédagogique sur la faune du sol comprend :

  • Trois loupes binoculaires
  • Des lames microscopiques préparées de divers arthropodes du sol
  • Une bâche « espèces forestières » associée à des étiquettes de reconnaissance
  • Un jeu de cartes basé sur les invertébrés recycleurs
  • Des figurines des différents stades de vie de 4 espèces (coccinelle, papillon, abeille & fourmi)
  • Des fiches quizz et de reconnaissance des espèces

 

© Marjorie VIAL – commune de Roquefort-la-Bédoule

 

© Émilie VANVOLSEM

Avec un groupe, qu’il soit scolaire ou grand public, aborder la classification du vivant n’est jamais simple au-delà du règne, longtemps considéré comme le plus haut niveau de classification. Pour un jeune public, il est assez intuitif de classer telle ou telle espèce comme un animal, un végétal ou un champignon, même si la nature peut déjà nous jouer quelques tours à ce stade. Pour aller plus loin, les choses se compliquent : embranchement, classe, ordre, famille, genre… Les essais de classification que nous pouvons tenter avec des groupes reposent avant tout sur des critères morphologiques : regrouper les espèces présentant des caractères communs, des ressemblances… Même si cette méthode connait des nombreuses limites dévoilées par la génétique, elle a le mérite d’aiguiser le sens de l’observation, la curiosité et l’intérêt du public.  Prenons l’exemple de la Rosalie des Alpes, un longicorne emblématique de la hêtraie de la Sainte-Baume pour aborder ensemble la classification des espèces.

 

Quelques Cerambycidae que l’on observe en Sainte-Baume

La famille des Cerambycidae, que l’on surnomme parfois Capricorne ou Longicorne, regroupe des insectes de l’ordre des coléoptères, comprenant environ 34 000 espèces et 5 000 genres. En Europe, de nombreux Cerambycidae sont menacés par la raréfaction du bois mort en milieu forestier. Ils doivent leur nom à leurs longues antennes (ou cornes) dont la taille peut parfois dépasser celle de leur corps.

 

La Rosalie des Alpes

La Rosalie des Alpes est un véritable bijou vivant et menacé de la forêt domaniale de la Sainte-Baume. Avec de la chance, vous aurez l’occasion de l’admirer à partir de début juillet dans la hêtraie de la Sainte-Baume. Ce grand coléoptère est reconnaissable entre mille par sa taille imposante et sa livrée bleutée, tachée de noir. Elle dépend des hêtres vieux ou morts dans lesquels elle pond ses œufs, les larves mettront ensuite plusieurs années à se développer. Strictement protégée, sa capture est interdite en France ainsi que dans de nombreux pays d’Europe.

Rosalia alpina © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le Morime rugueux

Autre grand capricorne de la forêt de la Sainte-Baume, le Morine rugueux s’observe sur le sol forestier ou à la base des troncs. Comme pour la Rosalie, la présence de bois mort dans la forêt lui est vitale.  En effet, sa larve est saproxylique, cela veut dire quelle consomme du bois mort durant cette étape de sa vie. Pour permettre à de nombreuses espèces forestières de pouvoir accomplir leur cycle de vie, le bois mort n’est pas évacué de la forêt. Au contraire, il est laissé sur place et permet à de nombreux insectes, oiseaux et champignons d’y trouver refuge, abris et nourriture.

Morimus asper © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le Sténoptère roux

Le Sténoptère roux est un longicorne que l’on observe souvent sur les ombelles d’Apiacées ou d’Astéracées. Sa larve est xylophage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit de bois mort, alors que l’adulte trouvent sa nourriture sur les fleurs. Ainsi, contrairement à la Rosalie des Alpes ou au Morime rugueux que l’on observe en forêt, vous trouverez le Sténoptère roux dans les milieux ouverts et fleuris en début d’été, de juin à début juillet.

Stenopterus rufus © Thierry Darmuzey – PNR Sainte-Baume

 

Le Lepture à deux tâches

Cet élégant longicorne n’est présent en France que dans les départements du Var et des Bouches-du-Rhône. Son écologie est similaire à celle du Sténoptère roux, la larve se développant dans le bois de chêne et l’adulte se nourrissant de pollen. Son nom lui vient des deux tâches noires qu’il arbore sur ses élytres rouges. Il est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées en Europe, dans la catégorie « Préoccupation mineure ».

Nustera distigma © Thierry Darmuzey – PNR Sainte-Baume

 

 

© Émilie VANVOLSEM

L’observation attentive de la nature qui nous entoure est la base pour tout explorateur naturaliste. Proposée par le Parc pour le jeune public, cette fiche d’observation de la petite faune terrestre vous permettra d’orienter l’observation des petites bêtes sur des critères importants qui permettent leur détermination, ou à minima de les classer dans les groupes suivants : vers, mollusques, insectes, arachnides, crustacés ou myriapodes.

 

NB : dans un souci d’économie de papier lors de l’impression, deux fiches d’observation sont proposées en recto-verso sur la même feuille. Après impression, il ne vous reste plus qu’à couper la feuille pour avoir deux fiches prêtes à l’emploi.

Le saviez-vous ? Le cloporte, un crustacé qui vit sur terre

Le cloporte n’est ni un insecte ni un myriapode, il appartient au groupe des crustacés, tout comme les crabes ou les crevettes. Tous les crustacés ne vivent pas dans l’eau, même si c’est le cas d’une grande majorité d’entre eux. Il existe plus de 160 espèces de cloportes en France et 3000 à travers le monde. Ils apprécient particulièrement les milieux sombres et humides comme les écorces, la litière forestière, et même nos composts. Ils possèdent sept paires de pattes locomotrices. Sa capacité à se rouler en boule permettrait à la fois de se protéger des prédateurs mais surtout de limiter ses pertes d’eau corporelles. En effet, sa cuticule ventrale, beaucoup plus fine que ses segments dorsaux, représente son plus important point de perte hydrique.

Bien que très proches morphologiquement des cloportes, les Gloméris n’appartiennent pas au groupe des crustacés mais à celui des 1000 pattes (ou myriapodes). Sur la photo ci-dessous, le Gloméris à tâches fauves – Glomeris guttata – se reconnait facilement aux tâches oranges qu’il porte sur ses plaques dorsales.

Un Kit pédagogique pour sensibiliser à la pollution lumineuse et retrouver un ciel étoilé

© Émilie VANVOLSEM

Dans le cadre de leur engagement en faveur de la transition énergétique, le Réseau des Parcs naturels régionaux et la Région SUD ont réalisé un kit pédagogique sur la pollution lumineuse. Destiné à un large public (élus, services des collectivités, parcs et associations), cet outil a pour objectif de présenter les enjeux liés à la pollution lumineuse pour mener des activités sur le terrain.

Ce kit comprend différents outils qui permettront d’appréhender les enjeux de l’environnement nocturne. Il est notamment composé de :

  • un luxmètre,
  • une paire de jumelle,
  • une carte des étoiles,
  • un disque de comptage,
  • un amplificateur-enregistreur de sons,
  • un sky quality meter (instrument de mesure de la qualité du ciel),
  • une batbox (détecteur d’ultrason pour les chauves-souris).

Un manuel d’utilisation vient compléter ce kit pédagogique. Il fournit de larges ressources documentaires et donne des clefs de compréhension pour la préservation d’un ciel étoilé. Ces différents équipements permettent de faire des actions sur le volet éclairage et les sources potentielles de pollution lumineuse ; mais aussi sous l’angle biodiversité en repérant la faune nocturne comme les chauve-souris ; ou encore d’apprendre à reconnaître les étoiles et identifier l’heure grâce à leur position dans le ciel.

Le Parc de la Sainte-Baume possède un exemplaire de ce kit qui peut être mis à disposition des communes, intercommunalités, associations qui souhaitent développer des actions sur cette thématique pour retrouver un ciel étoilé.

Contact : Stéphanie SINGH – Chargée de mission Forêt / Transition énergétique

Jeu collaboratif de 2 à 6 équipes de 2 à 5 joueurs chacune.

Votre équipe de sauveteurs doit collaborer pour sauver les patrimoines remarquables des communes du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.

Pour cela vous incarnerez différents personnages qui devront à tour de rôle répondre à un certain nombre de questions portant sur le risque incendie et le territoire du Parc de la Sainte-Baume, afin d’éteindre les incendies qui se déclareront au cours du jeu. Pour remporter la partie, il vous faudra sauver quatre espèces animales emblématiques du Par cet éviter qu’un méga feu se propage sur le territoire. Une véritable course contre la montre pour apprendre à découvrir le Parc de manière ludique tout en s’amusant.

Le jeu « dans le feu de l’action » est particulièrement adapté aux publics des campings, des accueils de loisir et aux écoles du territoire. Il est toujours animé par un agent du Parc ou un garde régional forestier. Si le découvrir vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le Parc pour plus de renseignements.

Matériel : le jeu se compose de 30 grandes tuiles, des cartes espèces, des cartes incendie, des ions joueurs et espèces, il nécessite un espace ouvert ou fermé assez grand pour l’accueillir.

Durée : environ 1 heure, de 6 à 30 joueurs

Animateurs :  1 ou 2 Gardes régionaux forestiers saisonniers / agents permanents du Parc

Contact : ecogardes@pnr-saintebaume.fr 

Les quatre espèces emblématiques à sauver 

La Rosalie des Alpes

Avec de la chance, vous aurez l’occasion d’admirer la Rosalie des Alpes à partir de début juillet dans la hêtraie de la Sainte-Baume. Ce grand coléoptère est reconnaissable entre mille par sa taille imposante et sa livrée bleutée, tachée de noir. Elle dépend des hêtres vieux ou morts dans lesquels elle pond ses œufs, les larves mettront ensuite plusieurs années à se développer. Strictement protégée, sa capture est interdite dans de nombreux pays d’Europe.

Rosalie des Alpes © Benoît Milan – PNR Sainte-Baume

 

Le petit Rhinolophe

C’est le plus petit des Rhinolophes européens. Il occupe la quasi-totalité du territoire du Parc bien qu’aucun site de reproduction n’a été découvert jusqu’à aujourd’hui. Très sédentaire, il s’agit d’une espèce dont le rayon de chasse n’excède pas 2 ou 3 kilomètres. Il se nourrit principalement d’insectes et d’araignées. Ses principaux prédateurs sont le Faucon pèlerin et l’Effraie des clochers. La longévité de ce petit mammifère peut atteindre 21 ans.

Petit Rhinolophe © Ludovic Jouve

 

Le Circaète Jean-le-Blanc

Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace diurne qui passe l’hiver dans les savanes d’Afrique et qui rejoint nos contrées début mars. Il se nourrit presque exclusivement de reptiles qui constituent jusqu’à 96% de ses proies. Il s’agit principalement de serpents, y compris de serpents venimeux contre lesquels ils ne sont pas immunisés. Les grandes couleuvres sont des proies très recherchées même si le Lézard ocellé est régulièrement consommé en région méditerranéenne.

Circaète Jean-le-Blanc © Jean-Claude Tempier – CEN PACA

 

La Couleuvre d’Esculape

La Couleuvre d’Esculape est un serpent qui vit principalement au sol bien qu’il s’agisse d’une excellente grimpeuse, capable d’escalader les troncs d’arbre grâce à ses écailles ventrales spécialisées. Elle n’est pas venimeuse et est totalement inoffensive pour l’homme. Elle se nourrit principalement de petits mammifères comme les campagnols, les rats et les mulots qu’elle étouffe par constriction. Elle est strictement protégée en France.

Couleuvre d’Esculape © Jean-Claude Tempier – CEN PACA
© Émilie VANVOLSEM

Soumis à des contraintes démographiques et climatiques croissantes, les enjeux liés à l’eau et à l’atmosphère revêtent désormais une importance stratégique majeure. Ces constations sont d’autant plus fortes dans le bassin méditerranéen que les modèles prévoient comme un « hot-spot » du dérèglement climatique. Ainsi, la ressource en eau et le risque inondation sont prioritairement enseignés à l’école en cours de Sciences, d’Histoire-Géographie ou d’Éducation Morale et Civique. Un dispositif académique de culture scientifique propose une approche innovante de ces notions pour les élèves de l’enseignement secondaire.

Ce dispositif de culture scientifique, c’est « Eaux souterraines », un projet partenarial autour du karst, du cycle de l’eau et du risque inondation porté par la DAAC de l’académie de Nice. Il met en lien les enseignants avec l’université, la Fédération Française de spéléologie, les partenaires associatifs et les spécialistes de l’étude du karst. Par son entremise, les élèves découvrent, apprennent et comprennent l’hydrogéologie à partir de données recueillies directement par des stations météorologiques et des sondes hydrologiques sur leur territoire.

Par l’installation d’une station météorologique au sein de l’école Jean de Florette de Plan d’Aups Sainte-Baume, située tête de bassin versant de l’Huveaune, le Parc de la Sainte-Baume vise à une meilleure compréhension du fonctionnement de ce cours d’eau et permet de créer de la donnée scientifique qui sert d’appui à la création de projets pédagogiques locaux. Les partenaires universitaires et associatifs fournissent leur expertise, participent au relevé des données, encadrent le travail de terrain et participent également aux formations des enseignants.

Le laboratoire Edumed fait profiter le projet de son expertise en termes de suivi, de relevé et de diffusion des données, qui sont directement accessibles gratuitement sur leur site internet.

Station météorologique © Aude Mottiaux – PNR Sainte-Baume

http://edumed.unice.fr/data-center/meteo/

GRTgaz, les Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes- Côte d’Azur et la Région SUDB s’associent pour promouvoir la méthanisation. Le réseau des Parcs naturels régionaux avec le soutien de GRTgaz, des services de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en collaboration avec le Geres et le consortium Métha’Synergie, a conçu une maquette présentant les enjeux de la méthanisation à l’échelle d’un territoire : du gisement – qu’il soit agricole, agroalimentaire (déchets) ou géré par les collectivités (biodéchets des ménages, déchets verts) – à sa transformation en gaz vert et en engrais local, pour sensibiliser le grand public sur ces thématiques.

Cette maquette s’accompagne de 2 jeux de cartes « sur les enjeux de la méthanisation – l’un pour les « 8 – 10 ans » et l’autre pour les « 11 ans et plus » – permettant de jouer avec les éléments de la maquette. La maquette et le jeu ont vocation d’être mis à disposition gracieusement de tous les médiateurs menant des actions de sensibilisation du grand public et des scolaires.

Contact :  Stéphanie SINGH – Chargée de mission Forêt / Transition énergétique

4. L’éléphant de pierre, la mascotte éducative du Parc de la Sainte-Baume

Roucas Traoucas signifie « le rocher percé » en Provençal. Au fil des siècles, cette roche calcaire située sur le plateau de Siou Blanc s’est érodée de manière particulière et ressemble aujourd’hui à s’y méprendre à un éléphant de pierre. Une légende raconte qu’il serait le gardien du sommeil de la sorcière Maramoye. L’éléphant sortira de sa torpeur minérale le jour où la sorcière tentera de se libérer du gouffre qui porte son nom, l’abîme de la Maramoye, pour la renvoyer dans les profondeurs de la terre. C’est en référence à cette curiosité locale et pour souligner l’importance des patrimoines géologiques du territoire que l’éléphant de pierre a été choisi comme mascotte éducative du Parc de la Sainte-Baume.

© Émilie VANVOLSEM
© Émilie VANVOLSEM

Pour partir à la découverte de cette curiosité géologique située sur le plateau de Siou Blanc, rendez-vous sur l’application (téléchargeable sur Android et Apple Store) ou sur le site internet www.cheminsdesparcs.fr

La boucle « SIGNES – L’éléphant de pierre » vous propose cette randonnée de 7,4 km de difficulté moyenne et d’une durée d’environ 2h30 pour découvrir les nombreux avens et la flore du plateau.

L’éléphant de pierre © Jean-Paul Giannoni

© Émilie VANVOLSEM

Cet aven de Siou Blanc, qui porte le nom d’Abîme de la Maramoye ou Abîme de Maramouyé, tire son nom d’une légende populaire. Traversant les Alpes avec son armée à dos d’éléphants, Hannibal rencontra la sorcière Maramoye qui lui interdit le passage. Pour s’attirer ses bonnes grâce et permettre le passage de son armée, le célèbre guerrier et lui offrit un éléphant. La sorcière parcourut alors de nombreux kilomètres avec cet animal, qui, exténué s’arrêta sur le plateau de Siou-Blanc. La Maramoye, prise d’une colère terrible, changea le pauvre éléphant en pierre. Un éclair fendit alors le sol en deux et la précipita sous terre dans un gouffre d’une profondeur insondable. On dit que, le jour où la sorcière tentera de se libérer des profondeurs obscures de sa prison souterraine, l’éléphant de pierre ou Roucas Traoucas, sortira de sa torpeur pour la piétiner et la renvoyer dans l’abîme.

Émilie Vanvolsem est née en 1978 dans des contrées reculées de la Belgique où elle grandit calmement sous l’œil imperturbable de poules et de moutons wallons. A trois ans, elle rêve de mettre sur pied une réserve naturelle pour animaux en peluche et demande à ses parents, dépassés, un rat et un cochon pour compléter sa ménagerie.

Après plusieurs déménagements de la campagne à la capitale, des tribulations dans diverses écoles, elle rentre enfin dans une école d’art… C’est le coup de foudre pour le dessin ! Elle rentre ensuite tout naturellement à l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles et en ressort tout aussi gaiement pour passer son agrégation. Depuis 2001, elle exerce son art dans la presse jeunesse et a publié plusieurs albums jeunesse.

Elle vit aujourd’hui dans la Drôme, et s’est spécialisée dans l’illustration naturaliste et humoristique!

5. Les documents stratégiques et les ouvrages du Parc

Dans le cadre de nombreux projets avec l’ensemble de ses partenaires, le Parc est amené à créer, recueillir et collecter de la donnée patrimoniale ou scientifique à l’échelle du territoire. Cette connaissance du territoire est ensuite réinvestie au sein de documents cadres et stratégiques directement téléchargeables sur le site internet du Parc, ou d’ouvrages de vulgarisation destinés au public jeunesse ou au grand public. Vous trouverez ici quelques exemples de ces documents en lien avec l’Education à l’environnement et au territoire.

La stratégie éducative du Parc a pour ambition première de mettre en lumière les leviers dont le Parc dispose pour fournir à un large public les clés de compréhension des grands enjeux du territoire, tout en portant l’attention sur la valeur et la fragilité des patrimoines qui en font la spécificité et l’originalité.

Par son entremise, le Parc souhaite mettre en place de nombreux dispositifs (projets scolaire, rendez-vous grand public, animations et formations…) afin de donner à chacun des éléments concrets pour agir à l’échelle locale et développer une prise de conscience de sa responsabilité vis-à-vis de la préservation de ce capital inestimable que nous espérons léguer aux générations futures.

La stratégie éducative propose dans un premier chapitre une analyse des composantes éducatives du territoire (qui intervient, sur quelles thématiques, avec quels publics).

Terre sacrée et légendaire, écrin d’une biodiversité remarquable, à la fois méditerranéen et montagnard, le territoire du Parc naturel régional de la Sainte-Baume s’exprime par toute une palette de paysages naturels et de terroirs emblématiques de la basse Provence.

Les habitants du Var et des Bouches-du-Rhône connaissent, au moins de réputation, le célèbre massif de la Sainte-Baume qui tire son nom de la grotte sainte où Marie-Madeleine passa les 30 dernières années de sa vie. Mais, loin de se limiter à ce site d’exception et à la renommée de sa forêt domaniale, la richesse patrimoniale de la Sainte-Baume n’est connue que de quelques initiés.

Dans cet ouvrage, le Parc livre les secrets d’un territoire remarquable aux patrimoines innombrables. De l’établissement des premiers hommes à la fondation du Comté de Provence, de la biodiversité unique de sa crête aux ambiances fraîches et ressourçantes de ses forêts, de la tradition des saints de Provence aux merveilles architecturales de ses édifices sacrés, il permet la découverte de ses curiosités géologiques, ses collines secrètes et aromatiques, ses produits du terroir aux saveurs uniques.

Pour en savoir plus sur le guide ou se le procurer, cliquez ici

Les éditions Casterman ont enrichi leur collection « Tout en BD » avec une nouvelle aventure autour de la découverte du monde merveilleux des Forêts ! Ce nouvel opus est paru le 16 mars dernier, à quelques jours de la Journée Internationale des Forêts. L’auteur, Jean-Baptiste De Panafieu, et la dessinatrice, Adrienne Barman, ont sollicité le réseau des Parcs naturels régionaux de France pour leur apporter un appui technique et scientifique au contenu scénaristique. Le Parc de la Sainte-Baume s’est ainsi investi dans ce projet, aux côtés de plusieurs autres Parcs, à travers la relecture du scénario et la transmission d’éléments liés à la gestion des espaces forestiers.

Pour en savoir plus sur cette bande dessinée, cliquez ici

La mise en valeur des patrimoines est l’une des missions essentielles des Parcs naturels régionaux. L’élaboration d’un schéma d’interprétation est une démarche complexe mais essentielle à l’émergence d’une offre de découverte à la fois cohérente et globale sur le territoire du parc.

Le schéma d’interprétation contribue à la réflexion sur ce qui fonde l’identité de la montagne de la basse Provence et a pour but de communiquer la signification, le sens profond et la valeur de ces patrimoines aux habitants et aux visiteurs. C’est un outil d’aide à la décision à destination de tous les gestionnaires du territoire. Sa vocation première est de proposer les options les plus adéquates, inspirantes et originales pour l’interprétation des patrimoines du Parc, que ce soit en terme d’aménagement ou de communication interprétative. Il s’agit donc d’opérer une « traduction » des patrimoines du Parc, révéler leur sens, mettre en lumière leur importance historique et éclairer ce que le public ne peut voir ou comprendre d’un simple regard. Cette médiation s’opérera par la mise en place de médias d’interprétation, qui peuvent prendre la forme d’aménagements in situ, d’un réseau de sentiers d’interprétation ou davantage relever de la communication.

Les objectifs de ce projet sont nombreux :

  • affirmer l’identité du territoire en organisant la recherche et l’émergence d’une image de marque basée sur la singularité de son histoire et de ses patrimoines
  • concilier valorisation et préservation du territoire afin de permettre aux visiteurs d’aujourd’hui mais également aux générations futures de jouir de ses richesses
  • définir une offre touristique durable Parc naturel régional de la Sainte-Baume” qui soit basée sur la qualité de l’accueil et qui se démarque d’un tourisme de masse
  • proposer une offre de découverte sensible basée sur « l’esprit du lieu » qui s’affranchit de la standardisation touristique des sites, qui invite à découvrir « mieux » et à « prendre le temps »
  • renforcer les liens entre les sites patrimoniaux, en s’appuyant sur les sites d’appel et en valorisant les liens entre le nord et le sud du territoire
  • organiser la fréquentation du territoire et penser son accessibilité à tous les publics (famille, jeune, personne âgée ou en situation de handicap)
  • fédérer un réseau d’acteurs autour d’un projet commun qui tienne compte des réalités multiples et si diverses de notre territoire.

Le Schéma d’interprétation a été finalisé en 2021. Vous pouvez le télécharger ci-joint.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×