Des écosystèmes forestiers d’exception

© Mathieu Desbieff

La particularité du Parc est la grande diversité des écosystèmes forestiers qui couvrent 70% des espaces naturels, certains en situation totalement atypiques en Provence : Hêtraie, Tillaie, Pinède de Pins sylvestres, Forêts d’Ifs. Même les Chênaies blanches, pourtant fréquentes en Provence, ont du fait de leur histoire une flore plus riche qu’ailleurs.

La hêtraie de Plan d’Aups est la plus méridionale de France continentale, celle de Corse étant à plus haute altitude. Longtemps protégé dans les faits, elle a bénéficié d’une protection par l’homme sur plusieurs siècles. Non exploitée depuis la Révolution française,      les processus de vie et de mort de cet écosystème s’accomplissent librement.

La présence d’arbres et de bois morts ou d’arbres tombés s’accompagne d’une grande diversité de formes de vie : champignons lignicoles, bactéries, moisissures, protozoaires, microfaune et arthropodes, base d’un écosystème particulier. Les complexes saproxyliques (se nourrissant du bois) jouent ainsi un rôle important dans le maintien d’une diversité d’espèces riche et originale. En zone méditerranéenne, la forêt de Plan d’Aups est considérée comme la 3e forêt la plus riche en coléoptères saproxylique, après le Massif des Maures et la réserve de Massane. Elle abrite à elle seule cinq des 11 espèces de coléoptères inscrites à la Directive européenne à l’origine du réseau de sites Natura 2000 !

Au-delà de cette pépite, le territoire est riche de forêts historiques. Ainsi, chose exceptionnelle pour la Provence traditionnellement pastorale, 50% des forêts actuelles étaient déjà cartographiées comme telles sous Napoléon (période où les forêts de France étaient les moins répandues). Si certaines végétations ont été considérablement modifiées par les activités traditionnelles pastorales et de charbonnage, on trouve de nombreuses chênaies blanches à houx en versants nord et des yeuseraies à Epipactis sur le versant sud, témoins d’une histoire forestière plus préservée et d’une richesse biologique très importante, avec une flore peu modifiée et des espèces très rares comme la fougère scolopendre, le cyclamen de printemps, l’Epipactis de Tremols, etc.

Quelques éléments de la flore emblématique des forêts

  • Hêtre, Chêne pubescent, Érable à feuille d’Obier, Tilleul à large feuille, Houx, If, Pin sylvestre Pin d’Alep, Alisier Torminal, Poirier à feuilles d’amandiers, Pommier sauvage, Coronille faux-arbrisseau, Alisier blanc, Aubépine, Viorne lantane, Cornouiller mâle, Cerisier de Sainte-Lucie, Amélanchier, Nerprun alaterne, Fusain à feuilles larges, Lis martagon, Anémone hépatique, Daphné lauréole, Ficaire, Consoude, Grémil bleu pourpre, Mélitte à feuilles de mélisse, Seau de Salomon odorant, Primevère officinale, Hépatique, Cardamine à sept folioles, Céphalanthère de Damas, Fougère scolopendre, Cyclamen de printemps, Fraxinelle blanche, Circée de Paris

Quelques éléments de la faune emblématique des forêts

  • Chevreuil, Genette, Couleuvre d’Esculape, Pic noir, Circaète Jean-le-Blanc, Barbastelle, Anthaxia midas, Osmoderme, Taupin violacé, Rosalie des Alpes
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