Définition des zones de sauvegarde des masses d’eau souterraine

Les eaux karstiques du Parc alimentent 21 communes du territoire, mais aussi la métropole de Toulon par les eaux du Caramy et du réservoir de Dardennes et peut-être demain, la métropole de Marseille. Cela confère au Parc une grande responsabilité : connaitre et protéger ces eaux de bonne qualité pour une bonne gestion sur le long terme. Le Parc porte une étude de définition des secteurs à préserver et des actions pour permettre une bonne alimentation en quantité et en qualité des masses d’eau karstiques : les zones de sauvegardes.

Les enjeux de l’étude

Des eaux karstiques de bonne qualité pour l’alimentation en eau potable…

Les eaux du karst de la Sainte-Baume peuvent être considérées comme de bonne qualité, avec une absence remarquable de pollution aux nitrates (très peu de produits phytosanitaires). Les autres substances chimiques indésirables recherchées sont rarement détectées, hormis dans les aires urbanisées où leurs fréquences de détection augmentent de façon significative.

… mais vulnérables aux pollutions potentielles et accidentelles

Bien qu’aujourd’hui épargnées par les pollutions, les eaux souterraines de la Sainte-Baume y restent tout de même très vulnérables par l’urbanisation et les voies de communication et de transport (infiltration des eaux de pluies chargées en hydrocarbures), les anciennes décharges et carrières, les activités industrielles et agricoles, les rejets de stations d’épuration et de l’assainissement non collectif, etc.

Des nappes faiblement protégées contre les pollutions

La faible épaisseur des sols sur certains secteurs (Mont Olympe, Mont Aurélien, Massif de la Lare, plateaux karstiques du versant Sud de la Sainte-Baume, Pilon Saint Clément, etc.) ne permet pas de stopper et/ou de retarder l’infiltration d’un polluant vers la nappe. Les nappes sont très transmissibles et l’eau peut parcourir de 200 à 500 mètres par jour dans les karsts.

À noter également dans ces milieux, la plupart des pollutions transitent rapidement avec peu de dilution. Le passage d’une pollution peut donc ne pas être détecté avec des mesures de suivi de fréquence annuelle : les forages continuent alors à prélever des eaux susceptibles d’être polluées.

Des communes en mono-ressource (un seul captage sur la commune) qui sont donc peu sécurisées en cas de pollution.

42 prélèvements dans le karst, soit près de 14 Mm3 captés annuellement, sont réalisés pour l’alimentation en eau potable de 21 communes du territoire.

Une eau abondante sur le territoire et qui satisfait aujourd’hui pour partie les besoins en eau potable

L’alimentation en eau potable sur le territoire provient de ressources souterraines (nappe alluviale et nappe karstique) et de ressources superficielles (prise d’eau en rivière).

42 prélèvements dans le karst, soit près de 14 Mm3 captés annuellement, sont réalisés pour l’alimentation en eau potable de 21 communes du territoire.

Une eau avec du potentiel pour l’avenir

Le territoire couvre une surface de 650 km2 d’impluvium karstique. La recharge liée à la seule infiltration des eaux cumulée pour les aquifères karstiques y est importante : elle est estimée à environ 150 millions m3/ an. Cependant tous ces volumes d’eau ne sont pas mobilisables pour les forages :

  • une bonne partie de cette eau a quitté les massifs karstiques lorsque commence la période estivale
  • ces volumes d’eau contribuent en grande majorité au soutien du débit de l’Huveaune, de l’Issole, du Caramy et du Gapeau.

Des besoins en eau qui vont augmenter en 2050

La figure ci-dessous présente les estimations de besoin en eau potable attendus en 2050. A savoir : 1 Mm3/an correspond à environ 30 l/s en débit fictif continu.

Une stratégie préventive de protection de la ressource en eau

Les zones de sauvegarde des ressources stratégiques sont un outil de porter à connaissance de la vulnérabilité des masses d’eau souterraine demandé par le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Rhône-Méditerranée.

Elles sont de deux types avec des enjeux différents

  • zones de sauvegarde exploitées « ZSE » qui visent la protection des bassins d’alimentation des champs captant, au-delà des périmètre de protection sanitaires, ce sont des zones de sauvegarde
  • zones de sauvegarde non exploitées actuellement « ZSNEA » qui ambitionnent de protéger un aquifère potentiellement exploitable pour l’alimentation en eau potable
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